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 Anthropologie – Une histoire ordinaire

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Kazhnuz
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MessageSujet: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 11:55

Bonjour, et bienvenue dans Anthropologie, une petite série de poèmes en vers libres, que j'ai assemblés, complétés, modifiés un peu pour tenter de les utiliser pour former une séquences d’événements. Je ne sais pas si ce sera sympa, certains de ces textes sont vachement vieux, et pas forcément de très bonne facture. Mais j'avais envie de tenter cette utilisation de forme poétique pour conter une histoire.

Je préviens au cas ou pour celleux qui souffriraient de déprime ou de dépression, ce texte parle de dépression fortement à un moment, et également d'une forme de paranoïa et de peur des autres. Et c'est loin d'être traité de manière légère, voilà, je préfère prévenir au cas où ^^"

Anthropologie


Une histoire ordinaire


Ouverture


Bonjour et bienvenue dans mon petit cirque,
Théâtres des passions, jeu d’âmes simulées.
C’est un faux monde qui s’offre à vous,
Reflets d’un univers d’altérités et de similarités.

Bonjour et bienvenue dans la plume d’un esprit,
Un parmi tant d’autres, un comme tant d’autres.
Est-ce son unicité qui le rend similaire ?
Est-ce sa similarité qui le rend unique ?

Bonjour et bienvenue dans mon petit monde.
Ici la nuit est blanche et les jours sont noirs.
On y parle de souffrance, de mort, de vie et de joie,
Des rires des enfants et de leurs cris de douleurs.

Bienvenue dans un monde impur, sans extrêmes ni milieu.
Si vous voyez tout en blanc, quittez ces lieux.
Si vous voyez tout en noir, quittez ces lieux.
Et si vous voyez tout en gris, ramenez les couleurs !

Bienvenue dans l'entrée d'une nouvelle histoire,
Ni celle des grands hommes, ni celles des héros.
Ici point de héros, et les grands hommes sont transparents,
Pour ne laisser voir que le banal, une histoire ordinaire.

Bienvenue dans le monde ou l'inquisiteur est le passant,
Où le silence est bavard et le menteur silencieux,
Où être seul serait préférable quand la solitude deviens enfer,
Puisque regarder les petites voix fait perdre goût à la vie.

Par delà moi, on va vers les folies banales.
Par delà moi, on va vers les petites souffrances.
Par delà moi, des âmes errantes, perdues sans grandioses.
Par delà moi, plus de justice mais quelques rares réconforts.

Je ne suis qu’une autre porte des enfers,
Mais d’un enfer minuscule, banal, et perdu entre d’autres.
L’enfer que vous voyez toujours ou bien sans cesse ignorez.
L’enfer et le paradis sont partout, regardez tout autour de vous.


Dernière édition par Kazh le Dim 8 Mar - 18:34, édité 2 fois
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 11:55

L'inquisition ordinaire


Une marche paisible dans la rue.
Une simple envie de prendre l’air.
De profiter d’un beau temps.
Une chose simple.
Qui soudain devient cauchemar.

Une foule d’autres moi.
Ombres anonymes.

Un simple détail nous démarque.

Les remarques et regards qui fusent.
Ou du moins les entend-on.
Ou du moins les voit-on.
( Ou du moins le croit-on ? )

Nous sommes trop ceci.
Nous ne sommes pas assez cela.

Un seul désir subsiste encore.
Devenir invisible.
Échapper à jamais à ce regard.

Ce regard qui toujours juge.
Ce regard qui toujours accuse.
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 11:56

Le meilleur des menteurs


« Je suis quelqu’un de bavard
Pas un beau parleur, pas un rhétoricien
Juste un mec qui a toujours aimer parler.
Raconter toute les petites anecdotes,
Petites histoires et blagues idiotes.

Mais chaque mot que l’on dit
est une centaine d’autres que l’on tait.
Parfois les bavards sont ceux qui veulent dire le moins.
Cacher qui je suis, mes anciennes faiblesses.
Est ce que si les gens me voient autrement,
Je serais alors quelqu’un d’autre, le mirage que je cherche être ?

Je suis le bavard qui se tait,
Le clown qui cache tout, au masque aux vives couleurs.
Le rigolard malhonnête, l’arnaqueur des relations.
Le menteur par omission qui jamais ne se tait.

Quand tout va mal, j’ai une blague.
Quand j’ai peur, j’ai une anecdote.
Quand je ne veut pas voir quelqu’un, j’ai une histoire.
Quand je veux crier, j’ai un rire.
Quand je veux pleurer, j’ai un sourire.

Ma mémoire n’est qu’un gilet par balle,
Face à d’autres souvenirs, ceux qui me hantent.
Toutes mes erreurs, toutes mes fautes.
Cruautés de ma part et de celle des autres.
Hontes, Déshonneurs, conneries et truanderies.

Je suis le meilleurs des menteurs,
Le pire des connards, le plus grand des amis.
Quelqu’un de gentil, un pur salaud.
Dichotomie entre ce que je sais et ce que les autres pensent.

Peut-être vous me direz d’arrêter,
De me taire et d’oublier le passé.
Mais depuis quand peut on oublier ?
Si je ne m’en souviens pas, si je refoule,
Les cauchemars reviendront me hanter.

Mais tout ces passés ne sont qu’autres personnages inventés.
A une époque ou je trouvais ça cool d’être mauvais.
Et une où je pensais que c’était dans ma nature d’être un raté.
Je veux redevenir moi même… Mais j’ai oublié qui je suis.
Je veux me retrouvé, mais je ne sais pas ou chercher…

Je suis le bavard qui se tait,
Le clown qui cache tout, au masque aux vives couleurs,
Le rigolard malhonnête, l’arnaqueur des relations,
Le menteur par omission qui jamais ne se tait,
Le meilleurs des menteurs,
Le pire des connards, le plus grand des amis,
Quelqu’un de gentil, un pur salaud,
Dichotomie entre ce que je sais et ce que les autres pensent… »
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 11:57

Le silence


Savoir quoi dire n’est pas toujours ce qui nous bloque.
Parfois ce n’est pas l’absence de message qui isole.
Parfois, le silencieux n’est pas celui qui ne sait pas.
Parfois, mettre en ordre les mots est difficile.

Ces jours-là, rien ne sonne juste.
Ces jours-là, les mots perdent leur sens.
Ces jours-là, tout est dissonant.
Comment alors encore parler ?
Comment alors encore rire ?
Comment alors encore même pleurer ?

Dire à une personne que l’on tient à elle.
Mais seul le silence règne.
Dire à une personne qu’elle nous fait souffrir.
Mais seul le silence règne.
Vouloir se révolter contre tout les microtyrans du quotidiens
Mais seul le silence règne.

Enfermé dans un mutisme, enfermé dans sa popre conscience.
Les seuls mots dit sont ceux du quotidiens.
Mots tellement répétés et utilisés qu’ils en sont usés.
Est-ce la complexité de nouveau mot qui effraie ?

Les phrases difficiles sont pourtant simple.
Parfois est-ce juste « oui » ou « non »
Parfois est-ce un « je suis là ».
Mais le mutisme reste. Encore et toujours.
Le mur est invisible mais présent.
La peur est impalpable mais présente
Dans ces mots devenus morts de n’être usés.

Est-ce l’impression de devoir dire quelque chose d’exceptionnel ?
Est-ce la peur que le message soit mal compris, mal prit ?
Est-ce l’envie que le message soit beau par lui même,
Comme le serait une simple forme vide ?

Le silencieux lui même ne le sais pas.
Le silencieux n’a que quelques mots résonnants inlassablement.
Le silencieux ne sait que dire, le silencieux est perdu.
« Je ne peux pas »

Et alors encore une fois il se tait.
Et alors encore une fois il a perdu.
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 11:58

Tu n'es pas seul


« Tout est là. Tout est juste derrière toi.
La folie, les ombres qui rugissent.
Elles attendent. Elles t’attendent.
Elles sont patientes, elles savent que tu tomberas.

Tu peux fuir, mais pas te cacher.
« Qu’est ce qu’ils pensent tous de moi ? »
« Cette personne a l’air agressive, non ? »
« Ils me font peur. Je ne peux pas me défendre. »
Tu te feras avoir un jour ou l’autre. L’homme est comme ça.

Tu n’es pas seul. Les tambours de la folie te suivent partout.
Il n’existe nul lieu ou te cacher.
L’être humain est faible. Chaque jour il risque de tomber.
Il est tout aussi désorganisé et sans rythme que ces vers.
Sans rimes, sans harmonies… inventions puériles.

L’homme aime briser les règles. Ce n’est pas pour rien.
Ce n’est qu’un instinct de survie…
A force de vouloir cacher ta folie…
Tu deviens chaque jour un peu plus fou.
Tu accumules et renfermes. Tu enfouis, tu refoules.

Il n’y a pas de thérapie pour toi.
Tu le sais. Si tu dis quoi que ce soit, tu es fiché.
Chaque bizarrerie est traqué dans ce monde.
Tout le monde veut être différents…
Mais tous de la même manière.

Tu sens qu’elles arrivent. Tu ne peux rien faire.
Tu seras bientôt toi aussi sous mon emprise.
Tu sais qu’au fond de toi tu as peur des autres.
Tu as peur de tout ces gens que l’on nomme humain.

Elles sont derrière toi.
Elles sont derrière toi.
Elles sont derrière toi.
Elles sont derrière toi. »
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 11:58

Regarde-moi


« Regarde-moi

Tu le fais
Je suis là
Tu le sais
Tu m’écoute
Tu regarde
Et tu vois
Tous ces autres

Je suis là
Tu as peur
Je suis toi
Ton cauchemar

Et toujours
Murmurant
Devant toi
Tout les mots
Qui te suivent
Te poursuivent
Sans arrêt
Pour détruire
Qui tu es
Effacer
Toute ta vie

Regarde-moi
Regarde-moi

Toute ta vie
Regarde-moi
Tu as peur
Murmurant
Tous les mots
« Je suis toi »
Sans arrêt
Tu regardes
Devant toi
Ton cauchemar.

Tout ces autres
Te poursuivent
Toute ta vie
Regarde-moi

Regarde-moi
Sans arrêt
Qui es-tu ?
Tout ces autres
Tu le sais
Ton cauchemar
Tu as peur
Je suis toi

Tu m’écoute
Tu regarde
Tu m’écoute
Tu regarde
Tu m’écoute
Tu regarde

Murmurant
Tout les mots
Tu le sais

Murmurant
Ton cauchemar
Tu as peur

Regarde-moi
Regarde-moi
Regarde-moi
Regarde-moi

Je suis là
Pour détruire
Tous ces mots

Le silence
Devant toi
Tu as peur
Tu t'enfuis

Regarde-moi
Regarde-moi

Toute ta vie
Murmurant
Le silence
Tu as peur
Tu t'enfuis
Tu le fais

Effacer
Tous les autres
Pour détruire
Ton cauchemar

Tu le fais
Tu le fais
Tu le fais

Regarde-moi
Le silence

C’est fini
Tu l’as fait »
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 12:00

????? - Les petites voix


Fais ci.
Fais ça.
Obéis.
Car je suis toi.

Les petites voix raisonnent et résonnent dans notre tête,
Encore et toujours. jamais, jamais elles ne s’arrêtent.
On ne sait pas d’où elles viennent, sauf qu’elle sont nous.
Et comme elles sont nous, on les croit.

Les petites voix raisonnent et résonnent dans notre tête,
Encore et toujours. jamais, jamais elles ne s’arrêtent.
Elles sont puissantes et nous sommes leurs marionnettes.
Comme elles sont nous, on les croit.

Parce qu’on préfère toujours écouter nous même,
Que les autres, même les rares qui sont là pour nous.
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 12:00

L'Apathie


Il se pensait sage, il croyait être le plus malin,
Il pensait avoir trouvé l’essence d’une vie réussie.
Il avait effectivement étudié toute une vie,
Il avait observé, il avait analysé, il avait déduit.
Mais il était tombé dans le piège de l’apathie.

Des malheurs et des embûches avaient tracé son parcours,
Diverses souffrances et pleurs l’avaient reclus dans son esprit.
Ce n’était que de cela qu’il avait tiré ses conclusions,
Il n’avait fondé sa vie que sur quelques expériences douloureuses.
Il avait donc décidé de fuir les émotions, et tout contact humain.

Il pensait avoir rejoint les sages Épicure ou Lucrèce,
Il pensait avoir quitté la souffrance pour rejoindre l’ataraxie.
Mais ce n’était qu’une vie stérile, fuyant toute émotion forte,
Une vie enfermé, une vie recluse, une vie de solipsisme.
Même sur le plus grand des réseaux, il était hors connexion.

Il pensait avoir une vie simple, il avait une vie morne.
Il pensait avoir l’absence de souffrance, il avait celle d’émotion.
Il pensait réfléchir et être sage, il ne répétait que les mêmes slogans.
« Pour vivre heureux, vivons caché », « L’homme est un loup pour l’homme »
En comprend-il encore seulement le sens ?

Même les fondateurs des ataraxies continuaient de mener une vie,
Ils continuaient à voir d’autres de leurs semblables, à parler et agir.
Mais notre Sage n’est plus que misanthropie, il semble tout mépriser.
Même ceux qui veulent l’aider n’ont plus droit qu’à de cinglantes répliques.
Même ceux qui veulent l’aimer n’ont plus droit qu’à une carapace d’acier.

En voulant radicaliser sa pensée, il n’a que fait des amalgames,
Son ataraxie, et même son apathie n’est plus qu’un grand ennui.
Même lui ne pense plus qu’il va trouver le bonheur…
Mais il ne s’en tiens pas comme coupable, il se crois sage.
Le seul coupable à ses yeux est le monde entier,

Le monde qu’il a voulu fuir.
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Kazhnuz
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 12:02

( Edit : J'ai retiré en fait cette partie du recueil, ayant changé d'avis sur son utilité, mais je peux pas supprimer le message, du coup je laisse juste cette parenthèse pour prévenir. )


Dernière édition par Kazh le Dim 8 Mar - 18:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 12:02

Memento Mori


Tu fuis, tu fuis dans la nuit, tu espères survivre,
Tu fuis et tu crains la mort comme tout ceux de ton espèce
Le divertissement ne suffit plus à te protéger de l’angoisse.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ce que tu feras ne te protégeras, rien ne te fera survivre.
Comme un programme, tu rencontrera une fois, tu arrêteras de fonctionner,
Ta vie ce sera accomplie, plus rien ne marchera en ton corps.
Tu vivant tu passeras à l’inerte, et seul tes os resteront…

Souviens toi que tu vis, souviens toi que tu ressens,
Souviens-toi que tu souffres, souviens-toi que tu jouis,
Souviens-toi que tu as peur, souviens-toi que tu espère.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ta fuite en avant ne te protégeras,
Ton destin fut scellé au moment même ou tu fut conçus.
Simple mélange d’ADN mais mécanique complexe et donc fragile…
Tout se brise, ta vie fera de même. Le jour arrivera, tu le sais.

La vie elle même est le cancer qui te ronge.
Même en pleine forme elle t’aura.
Ne fuis plus, petit enfant, abandonne toi au désespoir.
C’est ce que moi, la grande faucheuse attend de toi.

Memento Mori, comme disait les latins,
Souviens-toi de cette fin qui te sera prochaine,
Tu ne sais pas quand, mais elle arrivera, soit en certains.
Quitte le divertissement et rejoint un monastique désespoir.

Cela fait déjà quelques mois, que tu t’es enfermé,
Ne sortant plus par simple peur d’un accident.
Tu te sens tellement en sécurité, sauf évidemment,
Quand chaque semaine, tu dois aller chercher de la nourriture.

Un simple télétravail, tes clients ne voient jamais ta tête,
C’est vrai, quoi, ils pourraient être de cruels assassins.
Ta paranoïa t’as perdu, tu n’est plus que l’ours dans sa caverne,
Mais qui ne sort qu’à contrecœur, pour aller chercher pitance.

Mais un jour en te levant, une étrange faiblesse t’avais prit.
Peut être que ta nourriture si sûre n’était pas assez,
Tu t’étais condamné à petit feu, et aujourd’hui je viens.
Moi la grande faucheuse, recueillir ton âme.

Memento Mori, c’est en me fuyant que tu m’as rejoint.
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 12:04

XXXXXXXXXXXXXXXXX


Il était tombé dans le piège de l’apathie.
Il était tombé dans le piège du solipsisme.

Il avait été pris par la souffrance : Personne n’était venu.
Plus personne n’attendais les nouvelles qu’il ne donnait jamais.
Il avait vu la faucheuse en face. Quelques jours de grandes faiblesses.

Ce ne fut qu’à contre cœur qu’il rejoignit les autres.
Il n'avoua jamais rien, mais se fit aider.
Il parla, pour la première fois, vraiment de lui.

De comment il se voyait, de ses peurs.
Sans noyer le tout dans des anecdotes banales.

Il s’était alors regardé. Il s’était alors regardé.

Le seul coupable à ses yeux était jadis le monde entier,
Mais c’est aujourd’hui ce vers quoi il doit se tourner :

Le monde : ce qu’il avait voulu fuir.
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MessageSujet: Re: Anthropologie – Une histoire ordinaire   Dim 1 Fév - 12:04

Oraison nocturne


Bienvenue dans le monde de la lune
Monde d’étoile et de noir infini,
Monde de la nuit obscure.
Tout est sombre, tout est mystère,
Monde duquel les gens ont peur,
Univers de Croque-Mitaines
Et de monstres sous les lits.

Mais si la nuit est la période de l’obscure,
C’est paradoxalement l’ère de la vue,
Nous découvrant le voile du ciel,
Voile cachant les étoiles et les planètes,
Comme si la lumière ne nous permettait qu’une vue du proche
Et le noir offrait à notre œil l’infini.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rêves et des cauchemars.
Monde plongé dans la brume des songes,
Ces moments que l’on adore ou que l’on exècre,
Nos espoirs les plus fous et nos pires tourments.
Le noir nous fait oublier l’autour un moment,
Pour nous plonger dans notre propre psyché.

Pour connaître les autres, il nous faut nous connaître,
Autrui est soi et nous sommes les autres.
Si nous ne pouvons nous juger,
Si seul l’œil de l’autre peut nous percer,
A travers la brumes des songes se trouve notre subconscient,
Univers intangibles d’angoisse et de désirs.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rues vides et sombres,
Monde des balades solitaires.
Un petit vent frais me fait frisonner,
Mais au final, je me sens bien,
Un moment parfait pour réfléchir sur l’infini,
Un moment parfait pour rêver tranquillement.

Je ne suis finalement pas si déçu d’avoir loupé mon bus
Personne ne m’attend, je suis seul à l’appartement
Je n’ai pas à me presser, aucune obligation.
Pas de fatigue, juste le son des pas.
Je marche à travers tant de lieux connus,
Mais que je redécouvre dans le noir…

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des erreurs, des petits malheurs,
Monde des non-dits, des oublis et des retards.

Ce monde est le miens, j'y ai grandis et vécu.
Les démons du quotidiens avaient gagnés et ont perdu.
C'est un cycle, cela recommencera-t-il ?
Je ne sais pas, mais aujourd'hui, je suis bien.

Le monde n’est pas une horloge parfaite
Un emploi du temps, de comptable,
ou un et un font tout le temps deux.

Le monde de la nuit n'est que l'image de celui du jour,
Une image sans le soleil pour nous aveugler.

Il est enfin temps de parler.
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